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NigériaSoutien à Amina LawalAgissez avec Amnesty Internationalhttp://www.droitsdesfemmes.net Bureau d’Amnesty-Genève
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Amina
est une Nigériane de 30 ans, mère de 3 enfants et divorcée.
Elle a été condamnée à mort par lapidation
le vendredi 22 mars 2002 par un tribunal de la Charia à Bakori,
dans l'Etat de Katsina, au Nigéria du nord pour avoir eu une petite
fille Wasila le 8 janvier hors du mariage.
L'homme qu'elle désignait comme étant le père de sa petite fille, et avec qui elle vivait depuis 11 mois, avait nié avoir eu des relations adultérines avec elle et sa déposition avait suffi pour qu'il soit relaxé. Amina n'a pas eu d'avocat pour ce premier procès, au cours duquel la sentence a été prononcée. Un avocat recruté pour elle par une association de femmes nigérianes pour les droits humains, a fait appel. Il a obtenu des juges qu'Amina puisse retourner librement dans son village pour s'occuper de son bébé, son oncle acceptant de se porter caution pour elle. Le 19 août 2002, la cour d'appel islamique de Funtua, Etat de Katsina, a confirmé la condamnation à mort par lapidation. Amina avait 30 jours pour faire appel. Le 23 janvier 2003, la cour d'appel de Katsina a annoncé qu'une nouvelle audience en appel aurait lieu le 25 mars 2003. Le cas d’Amina a été relayé par de nombreuses associations de par le monde qui défendent les droits de l’homme… et de la femme. À la suite de toutes les pétitions qui ont convergé vers le Nigéria, le Président Obasanjo a fait savoir qu’auncune personne ne serait lapidée tant qu’il serait en fonction. Le président Obasanjo a fait savoir qu'aucune personne ne serait lapidée tant qu'il serait en fonction. Le 25 mars 2003 le procès a été repoussé à la date du 3 juin 2003. Des élections présidentielles, législatives et dans les Etats doivent avoir lieu avant cette date. Le cas d'Amina n'est pas unique depuis que plusieurs Etats du nord du Nigéria ont institué en l'an 2000 de nouveaux codes pénaux basés sur la loi de la Charia. Et ceci en dépit de la signature et ratification par le Nigéria de nombreux textes légaux internationaux relatifs aux droits humains. Marcelle Rey-Campagnolle |